Mercredi 21 novembre 2007
Alors que je commençais à me demander si j'aurais de ses nouvelles un jour (la poste semblant mettre un point d'honneur à perdre le courrier que j'attends le plus), à mon retour de vacances, Monira
s'est enfin manifestée par une lettre dans ma boîte.
Trois feuilles dans l'enveloppe : une lettre en bengalî, une traduction en anglais (les parrains peuvent connaître l'anglais, mais sûrement pas le bengalî ...) et un dessin. Problème : que
représente ce dessin ? Un arbre local ? Un plan rapide de son village ? Impossible de la dire, et la lettre n'en parle pas !... Cela reste un mystère pour le moment.
Ce dessin m'est précieux en tout cas, car c'est sans doute la seule partie qui soit vraiment de la main de Monira. N'ayant que 6 ans, elle n'a pas pu écrire sa lettre seule : elle l'a dictée à
quelqu'un, c'est indiqué en bas de la version anglaise avec le nom du traducteur. Un jour, dans quelques années, elle pourra sans doute écrire elle-même ses lettres.
En attendant, je lis avec enthousiasme cette lettre qui, si elle ne reflète sans doute pas sa manière d'écrire, exprime au moins ses pensées. Après m'avoir remerciée de la parrainer, elle décrit
son village et la nature qui l'environne, une nature qu'elle trouve très belle avec ses cascades et ses couleurs qui changent avec les saisons. Elle parle de sa maison, de ses parents, de ses
frères et soeurs, et indique qu'elle voudrait devenir infirmière plus tard. Excellent choix, un métier qui permet de sauver des vies, et je suis sûre qu'il y en a un grand besoin là-bas.
Rien sur le cadeau spécial que je lui ai fait, mais je pense que c'est normal. Sa lettre a dû partir avant qu'on l'avertisse de ce cadeau. Peut-être qu'entretemps, elle a pu en bénéficier, mais il
me faudra attendre la prochaine lettre pour le savoir. En attendant, il va me falloir lui répondre. On verra bien ce que je lui dirai sur moi et sur la France. À bientôt, Monira.